Isabelle KAUFFMANN

Invitée d'honneur Livre 2017

Les romans et les nouvelles d'Isabelle Kauffmann ne parlent ni de ses amis, ni de ses amours, ni de ses emmerdes. Ils ne parlent pas d'elle, ils ne sont que purs objets de fiction. Ce qui, de nos jours, est assez rare en littérature française, et donc, précieux.

Ainsi, comme vous ne risquez pas de le découvrir dans ou entre les lignes de ses livres, sachez qu'Isabelle Kauffmann est chirurgien, oto-rhino-laryngologiste, que c'est la mère d'Arthur Dreyfus (l'enfant prodige, romancier, magicien, critique littéraire, comédien, réalisateur), et qu'elle est par ailleurs peintre, illustratrice, auteur-compositrice. Et « fictioniste », donc. Un mot qui n'existe pas dans le dictionnaire, qui rime et sonne comme « machiniste », ce qui est heureux, et qui pourrait être compris dans le sens de « mécano de l'allégorie ». Au lieu de livrer son imagination d'un bloc, Isabelle Kauffmannn la manipule, la travaille, la décortique, la séquence, et cela donne des microfictions originales et hyperscénarisées qui décoiffent.
« L'homme est un animal »

D'abord, il y eut Ne regardez pas le voleur qui passe (Flammarion, 2006), sorte de conte qui racontait comment un héros volait à des gens des fractions de leur vie. Et puis Grand huit (Le Passage, 2011), où le médecin se demandait comment l'on pouvait « rembourser du temps ». Et enfin Cabaret sauvage. Dedans il y a des humains, des bêtes, des femmes-oiseaux, des hommes et des mâles, des fauves, des reptiles, des créatures d'écailles, des râles, bruissements d'ailes, et il y a même Un goûter chez les lapins, sorte de « conte pour enfants mal élevés ».

Au fil de neuf saynètes, hommes et animaux se rencontrent, se cherchent, parfois se trouvent, se confondent et traversent les miroirs. Les cages s'ouvrent, les pièges se referment, les instincts se réveillent. On gémit, rit et rugit, et ne sait plus qui de ces êtres sont les hommes, et qui sont les animaux. « L'homme est un animal enfermé à l'extérieur de sa cage. Il s'agite hors de soi », disait Paul Valéry. Isabelle Kauffmann ne dit pas autre chose dans ce livre étrange et beau où homme et animal, fantasme et réalité, s'entremêlent en toute harmonie.

« La médecine est mon épouse, la littérature ma maîtresse », confiait Tchekhov dans une formule restée célèbre. Isabelle Kauffmann, elle, est plutôt monogame. Promise à un brillant avenir hospitalier, cette ORL lyonnaise décide de raccrocher le stétho au tournant des années 2000 pour laisser libre cours à ses muses. Ce sera la peinture, d'abord, l'écriture ensuite. Alors qu'Isabelle Kauffmann s'apprête à publier un nouveau livre, nous avons souhaité en savoir plus sur son parcours insolite.

SPAL : « Parlons de votre carrière médicale. »
IK : « J'ai fait mes études de médecine à Lyon dans les années 80. À l'époque j'étais très impliquée dans la musique : je jouais du piano-jazz dans les bars tout en préparant l'internat. Après deux semestres de pédiatrie, j'ai opté pour l'ORL, dont j'aime le côté diversifié : on s'intéresse à l'oreille, au système respiratoire supérieur, à la voix... Mon patron, le Pr Alain Morgon, m'a dit : « Vous qui connaissez la musique, il faut que vous vous occupiez de la voix ». J'ai accepté et j'ai développé tout le département voix du service d'ORL d'Edouard Herriot, en tant que PH. »

SPAL : « D'où vient votre attrait pour l'art ? »
IK : « La création artistique a toujours été mon moteur dans la vie. J'ai toujours écrit, dessiné et peint. Par exemple quand il y avait un congrès dans le service, c'est moi qui dessinais l'affiche, quand il y avait un film à faire je composais la musique. C'est drôle parce qu'il y a des stéréotypes en fonction des spécialités : les orthopédistes sont des cowboys, les ORL des artistes… (Rire.) Je n'aime pas les généralités mais c'est assez vrai : il y a beaucoup de musiciens, de peintres, qui choisissent cette spécialité. »

SPAL : « Vous décidez malgré tout d'interrompre votre carrière médicale. »
IK : « J'étais engagée dans une carrière très satisfaisante. Phoniatre de l'Opéra de Lyon, je menais également des travaux de recherche sur l'acoustique vocale et j'allais devenir patron d'ORL à Lyon. Mais j'étais en train de tourner le dos à tout ce qui m'anime et était vital pour moi. J'ai arrêté la médecine contre toute raison, c'était un vrai cas de conscience. J'ai mis des mois, presque des années à l'accepter, mais il fallait que je le fasse. Même aujourd'hui, quand on me demande ce que je suis, je réponds « médecin ». C'est très ancré en moi. »

SPAL : « Qu'avez-vous fait après ça ? »
IK : « Pendant dix ans je me suis consacrée à la peinture, tous les jours, avec des horaires de bureau. J'ai fait beaucoup de toiles, tout ce que j'avais dans la tête depuis si longtemps. En même temps, je continuais la musique et j'écrivais. Je me disais que je continuerais dans le premier domaine où ça marcherait. J'ai envoyé mon premier roman Ne regardez pas le voleur qui passe à un concours de Flammarion, après que d'autres maisons d'édition l'avaient refusé. Et j'ai gagné le premier prix (en 2006, ndlr). J'avais atteint mon objectif. »

SPAL : « Est-ce que la médecine a alimenté votre écriture ? »
IK : « Quand vous exercez à l'hôpital, c'est la comédie humaine. Vous êtes exposé à l'humanité dans ses émotions, y compris dans ce qu'elles ont de les plus extrême – souffrance, joie, espoir, désespoir... On est aux premières loges pour observer ce théâtre. Ce n'était pas du tout mon but en faisant de la médecine, cela aurait été cynique, mais il est vrai que j'ai emmagasiné beaucoup de choses à ce moment-là. »

SPAL : « Quelles sont vos inspirations littéraires ? »
IK : « J'ai été très influencée par mes lectures de la littérature russe. Il y a ces micro-événements incessants, cette profondeur d'analyse psychologique, la poésie, l'humour. Des auteurs comme Tchekhov... »

SPAL : « Un médecin, tiens donc ! »
IK : « (Rire.) Oui, et Boulgakov aussi. Ce n'est peut-être pas un hasard : ils font des analyses tellement fines de l'âme humaine. Il y a beaucoup de choses à y puiser. Mais j'ai tout aimé : Dostoïevski, Gogol, Pouchkine. Nabokov évidemment. Je m'y replonge régulièrement. C'est une espèce de souffle qui m'a donné envie d'écrire. »

SPAL : « Comment choisissez-vous vos sujets de livre ? »
IK : « J'adore inventer des histoires. On a ce sentiment de puissance : on fait ce qu'on veut avec les personnages, c'est très réjouissant. Après, ce sont des sujets qui sont en moi. Par exemple, dans Grand Huit, la question était : est-ce qu'on peut rattraper le temps qu'on a perdu dans sa vie ? Dans Cabaret sauvage, il y a beaucoup de situations psychiatriques, et c'est sûrement mon observation de l'exercice de la médecine qui l'a nourri. Un livre doit divertir et en même temps poser des questions solides. »

SPAL : « Qu'en est-il de votre dernier roman, Les Corps fragiles ? »
IK : « C'est le fruit d'un concours de circonstances. J'ai rencontré Marie-Antoinette, première infirmière libérale de Lyon, qui a maintenant 87 ans. C'était une figure du quartier, extrêmement aimée et respectée, mais qui ne s'en laissait pas compter. J'ai eu envie d'écrire, à travers l'histoire de cette femme, une réflexion sur le corps, la maladie, les traitements. Mais des témoignages de soignant, il y en a déjà plein : je voulais en faire un objet littéraire. »

Les Corps fragiles
Découpé en neuf chapitres comme autant de parties du corps – des mains à l'appendice, en passant par la tête – Les Corps fragiles (éd. Le Passage) s'inspire du parcours de la première infirmière libérale de Lyon, installée en 1957. Une carrière qui débute quand la petite Marie-Antoinette, six ans, remarque les mains de sa voisine âgée, déformées par l'arthrite. « Au-delà des mains, c'étaient les autres qui m'intéressaient », conclut-elle. Elle n'aura dès lors de cesse de voler de patient en patient afin de soulager leurs maux, au rythme des évolutions de la médecine d'après-guerre. Dans un style élégant, Isabelle Kauffmann livre ici une réflexion sensible sur cette vocation somme toute mystérieuse : soigner des corps qui souffrent.





Philippe CANDELORO

Parrain 2017 de Saint Parres aux Livres

Son père était maçon et sa mère chef-comptable. D'origine italienne du côté paternel (Abruzzes), il vit à Colombes, en Île-de-France, avec ses parents, sa sœur Marinelle et ses deux frères Alain et Laurent. C'est là qu'en 1979, à la patinoire municipale, dans le cadre scolaire, il découvre le patinage. Très vite, l'aisance et le talent de ce jeune garçon vont être repérés et la Fédération française des sports de glace lui propose à dix ans d'intégrer l'Institut national du sport et de l'éducation physique… il refuse préférant privilégier sa bonne relation avec son entraîneur. Mais, ce n'est pas pour ses talents de patineur que Philippe sera présent à Saint Parres aux Livres !

Il est aussi écrivain ! 1995 : « Candeloro prince de la glace », éditions Hachette Carrère - 1998 : « Mon sport, ma passion le patinage, Livre souvenir », éditions Lucath Concept (avec la participation de Catherine Iglésias) - 2005 : « Candel, rebelle et fidèle », Ellébore éditions (avec la participation d'Alain Leblond) - 2007 : « Apprenti reporter », éditions Jungle – et novembre 2016 : « Le Pic à glace », Editions de l'Archipel, qu'il présentera spécialement à Saint Parres aux Livres.

Résumé du roman :
« L'Eispickel, un hôtel isolé au milieu des montagnes suisses, non loin de Davos. Dehors, une violente tempête. Ici, on a l'habitude des intempéries. Ce qui est plus rare, c'est de découvrir un corps dans la neige, au pied des télécabines, le crâne défoncé par un piolet. À plus forte raison si ce crâne est celui de Gustave Leroy, le patron du patinage français. Commis en plein congrès de la Fédération mondiale, réunie à huis clos pour élire son nouveau président, ce crime secoue le petit monde très fermé des sports de glace. Car Leroy visait le poste. Qui gênait-il ? Que savait-il ? En attendant la police, Lorena, responsable de la sécurité, mène l'enquête. Elle sait que la victime était haïe du milieu. Ses soupçons s'orientent aussitôt vers Norton, ex-star du patin, lui aussi en lice pour la présidence. Et son amant, accessoirement. Mais le protecteur de Lorena, l'omnipotent Pharaon, candidat à sa propre succession, est-il bien hors de cause ? À l'Eispickel, le soir du crime, des langues se délient. Des rumeurs refont surface. Décidément, l'univers du patinage international a peu à voir avec le strass et les paillettes d'Holiday on Ice. Ses méthodes feraient plutôt penser à la mafia. Avec ses figures imposées. Et surtout ses programmes libres… »




Marcel AZZOLA

Marcel Azzola est un accordéoniste français, né le 10 uillet 1927 à Paris à Ménilmontant dans le 20e arrondissement de la capitale française.

Sa famille est originaire de Pradalunga, un petit village d'Italie, à côté de Bergame. Son père, Giuseppe, exerce le métier de maçon et dirige, le dimanche, un orchestre d'une vingtaine de mandolines. Après la fin de la Première Guerre mondiale, celui-ci prend le train à destination de la France afin d'échapper à l'embrigadement des chemises noires mussoliniennes. Ainsi, Giuseppe arrive en 1921 et fait venir son épouse, Angelina, six mois plus tard pour s'installer rue des Amandiers, à Ménilmontant. Giuseppe fait la connaissance de Joseph Colombo et se lie d'amitié avec le père de Joe Rossi qui le motive pour que son fils, Marcel, joue de l'accordéon. En effet, à cette époque, on jouait de cet instrument, le samedi soir, dans les cafés et, ainsi, il pourra gagner sa vie.

Aussi, après avoir commencé par apprendre le violon en compagnie de ses deux sœurs aînées, il commence au bout d'une année à étudier l'accordéon et suit l'enseignement de son « premier vrai professeur » en la personne d'Attilio Bonhommi. Il gagne son premier concours à Suresnes, en 1938, devant un jury composé notamment des Mousquetaires de l'Accordéon : Médard Ferrero, V. Marceau, Louis Péguri et Adolphe Deprince. À noter qu'il rencontre la grande Fréhel à Pantin lors d'un radio-crochet au cinéma Central où il interprète la Csárdás de Monti et gagne un service à liqueurs en remportant le premier prix.

Pendant la guerre, il prend des leçons avec Médard Ferrero qui l'initie à la musique classique : Rossini, Albeniz, Bach, Beethoven, Debussy, etc. Entre deux leçons, il joue dans un orchestre de l'amicale des Aveugles de Pantin et, particulièrement, un air tiré des Contes d'Hoffmann d'Offenbach qui est fort apprécié par l'assistance.

Après la guerre, il découvre le jazz, Gus Viseur, Charley Bazin, Tony Murena et se permet même de jouer pour Django Reinhardt la Toccata et fugue en ré mineur de Bach. Il est le précurseur de l'accordéon classique et du jazz en France et il donne des concerts en trio ou en quartet avec Stéphane Grappelli qui lui fait rencontrer Yehudi Menuhin, Didier Lockwood, Michel Legrand, Toots Thielemans.

En 1947, il représente la France à Lausanne pour la coupe mondiale où il arrive en finale et obtient, trois mois plus tard, le premier prix au concours international de Stradella en Italie. En 1949, il réalise son premier enregistrement avec Mademoiselle de Paris, et enregistre anonymement ses premiers disques comme accompagnateur et au bandonéon avec les orchestres de Ramon Mendizabal, Marcel Feijoo, José Lucchesi et la formation de Tani Scala un des maîtres du tango français d'après guerre. En 1954, il remporte le Grand Prix du disque de l'académie Charles-Cros pour Surprise Party au Mirliton.

Il faut souligner que, dans les années 1950, il se met à accompagner les grands noms de la chanson française comme Boris Vian, Edith Piaf, Tino Rossy, Yves Montand, Barbara, Juliette Gréco, Jean Sablon, Francis Lemarque, Gilbert Bécfaud, Jacques Brel. Il est aussi à la tête d'un orchestre de bal composé de Didi Duprat à la guitare, Pascal Groffe à la basse et Jacques Irsa à la batterie. Et il fait de nombreuses tournées. En 1976, Marcel Mouloudji et Marcel Azzola sortent une anthologie de la chanson musette : Et ça tournait. Au début des années 1960, il s'adjoint une chanteuse, Lina Bossati, élève d'Yves Nat et d'Alfred Cortot, qui joue du piano et du violon et il l'engage dans son orchestre avec son mari, Denis Tuveri. Avec elle, il publie en 2009 un album de duos, Lina et Marcel, qui reprend un large éventail de leur répertoire. Il joue, également, en trio avec Patrice Caratini et Marc Fosset.

Il enregistre une centaine de musiques de films dont Mon oncle, Trafic et Playtime de Jacques Tati ; Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier ; Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet ; L'Emmerdeur d'Édouard Molinaro ; Les Uns et les Autres de Claude Lelouch ; La Zizanie avec Louis de Funès ; La Veuve Couderc avec Simone Signoret.

Il a également participé à de grandes manifestations sportives : trois fois le Tour de France et plusieurs fois les Six jours de Paris. C'est à la suite de la rencontre du fils d'Ernano Cavagnolo, à Villefranche-sur-Saône, Claude, que celui-ci lui fabrique son premier Vedette 5 Compact. C'est à proximité du magasin situé Rue du Faubourg-Saint-Martin que s'installe l'« Académie des quatre » pour y faire un centre d'enseignement. Il milite avec André Astier, Joss Baselli, Joe Rossi, Myriam Bonnin, Christiane et Max Bonnay afin que l'accordéon rentre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

Il a reçu de nombreux prix, dont une victoire de la musique d'honneur en 2006. Marcel Azzola est aujourd'hui l'un des musiciens les plus respectés. Il a participé au développement de l'enseignement de l'accordéon notamment à l'École nationale de musique et de danse de la vallée de Chevreuse à Orsay dont le directeur fondateur s'appelait Pierre Yves Le Roux (pianiste français).

Il est fait Chevalier, puis, élevé au rang de Commandeur des Arts et Lettres, par le ministre de la culture française en juillet 2007 pour sa carrière et son rayonnement international. Aujourd'hui, Marcel se produit le plus souvent avec la pianiste Lina Bossatti, toujours avec beaucoup de talent et de modestie, n'hésitant pas à citer les meilleurs de ses confrères accordéonistes, y compris ceux de la jeune génération, et incitant les spectateurs et auditeurs de ses concerts à écouter également d'autres instruments que l'accordéon.

A Saint Parres aux Livres, Marcel Azzola nous présente ses mémoires, sous la forme d'un livre qu'il a intitulé « Chauffe Marcel », en souvenir à la fameuse réflexion de Jacques Brel, lors de l'enregistrement de la chanson « Vesoul »… alors que c'est lui, Jacques Brel qui « chauffe » à la guitare !




Michel D'OULTREMONT

Amoureux de la nature depuis toujours, c'est à l'âge de douze ans que, pour la première fois, ses yeux de posent dans une paire de jumelles. Tout commence par de simples lapins dans une prairie de son petit village brabançon. Belge, il a toujours pris plaisir à parcourir sa campagne en quête d'oiseaux et de mammifères sauvages. Pour ses quinze ans, il s'achète un appareil photo et l'aventure commence. D'abord en photographiant les oiseaux d'eau, puis les mammifères, renards, chevreuils, cerfs…

Sa passion le guide lentement mais surement vers l'Ardenne. Il tombe sous le charme de cette région de Belgique. Il partage son temps libre entre école et nature. La nature gagnera sur la raison. Il en fait son métier en 2016 et devient photographe de la nature. Métier, passion, mais plus passion que métier. Qui peut imaginer qu'aller gambader dans les bois dès l'aube, dans les pays de l'Est ou encore en Scandinavie est un véritable métier ? Pas lui, en tout les cas. Il a toujours voulu exprimer ses sentiments, cela aurait pu être le dessin ou la peinture mais c'est la photographie que le destin a choisi de mettre en travers de sa route. Il harpente donc les territoires à la poursuite de ses rêves. Certains animaux l'ont toujours fait vibrer comme les cerfs ou encore les ours.

De plus en plus ce sont les lumières qu'il cherche sans lassitude. C'est elles qui guident ses images, qu'elles soient présentes ou non. L'environnement est lui aussi d'une grande importance. Essayer de mettre un animal dans un environnement féérique avec une lumière incroyable est un défi de tous les instants. Il y a évidemment beaucoup d'échecs, mais quand tout fonctionne c'est génial ! De véritables moment de bonheur au milieu des bois, des marais, de la toundra ou encore des vastes étendues du nord.




Sandra BANIERE

La séparation : une décision, inéluctable, qui anéantit presque tout – une vie de famille, une « respectabilité sociale », le travail patient des vignes, un beau domaine. D'Hélène, épouse détruite retrouvant sa liberté, à Gaby, l'adolescente qui se construit, un roman d'apprentissage et les portraits croisés tout en sensibilité d'une mère et de sa fille au cœur de la Champagne.

Hélène Lemaire affiche la réussite de celle qui a su tout concilier : son mariage avec Bertrand, une vaste exploitation viticole en Champagne, deux ados épanouis. Mais, dans l'intimité, c'est une femme incomprise, meurtrie, harcelée. A bout, elle demande le divorce. C'est un long chemin de croix qui l'attend : ragots, solitude, précarité, visites chez l'avocat...

Femme d'exploitant, travaillant chaque jour la vigne, elle ne perçoit presque rien. Mais la perspective de recommencer à zéro, à bientôt quarante ans, n'effraie pas Hélène. Et qu'importent les coups bas de toutes sortes de son ex-mari. Au bout du tunnel, la possibilité d'une autre vie ?

Comme en écho au retour à la liberté de sa mère, Gaby livre son expérience d'adolescente fragilisée par le divorce de ses parents, son regard lucide, désillusionné, sur son père. Forte d'une maturité précoce, elle s'engage dans sa vie d'adulte, guidée par ses choix propres.

Sandra Banière est née en 1978. Professeur de lettres dans un collège de la Marne, elle a été finaliste en 2013 du prix Nos lecteurs ont du talent avec ce premier roman.




Joel FAVREAU

Joël Favreau, né le 2 octobre 1939 à Paris, est un guitariste français.
Il a fait carrière comme guitariste accompagnateur de Georges Brassens, d'Yves Duteil et de Maxime Le Forestier. Il chantait parfois une ou deux chansons lors des concerts de ce dernier, et enregistra un premier album sur sa suggestion. Ses chansons étaient souvent très structurées, comme La souris a peur du chat :
La souris a peur du chat
Le chat a peur du molosse
Et le chien a peur du gosse
Qui a peur de son papa

La chaîne continue ainsi, le papa ayant peur du policier, qui lui-même a peur de son chef, qui lui-même a peur de sa femme qui de son côté a peur des souris. Et c'est ainsi que le monde tourne rond, comme en conclut la chanson.
Il a enregistré quatre albums de ses chansons et deux albums de reprises de Georges Brassens, sous le nom de Salut Brassens, en duo avec Jean-Jacques Franchin à l'accordéon, publiés sous le label Le Chant du Monde. Un troisième album, « Brassens autour du monde » a été enregistré au Liban, au Bénin, en Nouvelle-Calédonie et en Afghanistan, avec des musiciens locaux.
Le duo Salut Brassens, avec maintenant Marc Berthoumieux à l'accordéon, tourne dans le monde entier.
Joël Favreau est en outre membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
Il est l'auteur de « Quelques notes avec Brassens » aux éditions de l'Archipel.





Catherine QUILLIET

Auteur avec prétentions à la pluridisciplinarité :
[chimie] Composition : 39 kg d'eau, 9 kg de carbone, 1,6 kg d'azote, autres.
[physiologie] Ses articulations trouvent parfois douloureux le grand écart entre science et littérature - mais, une fois la barrière franchie, il est si difficile d'arrêter de faire des histoires.
[sciences de l'homme, et de la femme aussi] Fascinée, et souvent noyée, par les détails de la non-communication entre êtres humains.
[géographie historique] Villejuif, Paris, puis retour à la vie périphérique avec un net tropisme pour les Saint-Martin proches de Grenoble : le Vinoux, d'Hères, d'Uriage. On y prend goût.

Bibliographie:

Un roman :
« Le problème à N corps »
éditions Paul&Mike, déc. 2015


Un recueil de nouvelles :
« La fuite est un art lointain »
éditions Paul&Mike, jan. 2015






Isabelle GATTO-SANDRI

Isabelle GATTO-SANDRI est née le 27 novembre 1960 à Troyes, où elle sera élève aux Beaux-Arts de 1978 à 1982.
Marc SEBEYRAN, Président de la Maison du Boulanger, parle d'elle :
« Isabelle GATTO-SANDRI aquarelliste, c'est, me semble-t-il la qualité d'expression première de l'Artiste, celle qui vient immédiatement à l'esprit, à l'évocation de son nom. Ce mode, Isabelle le développe depuis de nombreuses années, le focalise sur notre terroir.
Rappelons-nous, en 2004, la première édition particulièrement remarquée de « Visages de Troyes en aquarelles ». Aujourd'hui, son retour à la source d'inspiration troyenne témoigne d'une maîtrise toujours plus affinée de son Art. La précision du trait, rehaussée de couleurs contrastées chaleureuses, rupture d'effleurements en camaïeu, révèle une touche caractéristique immédiatement identifiable. Ce talent mis au service de notre Cité, au-delà de l'illustration fidèle de notre architecture par ses maisons, ses édifices civils et religieux, illumine de bonheur les multiples visages de Troyes. Plus qu'un témoignage architectural, le présent ouvrage exhale un parfum de modernité romantique qui inscrit notre patrimoine comme élément urbanistique indissociable de la réalité contemporaine. Sous le charme de ce tome II « Troyes, couleurs du temps en aquarelles » selon Isabelle GATTO-SANDRI assurément troyenne de cœur, cette édition, hommage sensible dans l'élégance, s'affirme comme un support d'exception pour promouvoir notre ville ».

Ouvrages déjà parus :

« Visages de Troyes en aquarelles » 2004
« Le jardin de Marie-Louise » 2005
« Villages du Parc de la Forêt d'Orient » 2007
« Colombey, le refuge de Charles De Gaulle » 2008




Sebastien THEVENY

Né en 1976 à Bar-sur-Aube, ayant suivi toute sa scolarité à l'ombre de la Croix de Lorraine puis sur les traces de Gaston Bachelard, Sébastien Theveny pose ses valises en Franche-Comté en 2002 et ne quitte plus cette terre d'adoption. Marié et père de deux enfants, il est de formation littéraire et d'exercice commercial, et occupe son temps libre à rédiger poèmes, nouvelles, contes pour enfants et romans tout en n'oubliant pas de s'adonner au tennis de table : mens sana in corpore sano ! Après la publication de son premier roman Trouble Je, il compile son premier recueil de poèmes « En vers… et contre tout », écrit sur une période 14 ans.

Un second roman est à l'écriture pour une sortie prévue fin 2017, de même qu'un second recueil de poèmes ainsi qu'un recueil de nouvelles…

Bibliographie :
« Trouble Je » (roman, 2016)
« En Vers… et contre tout » (recueil de poèmes, 2016)




Lyliane MOSCA

Journaliste retraitée de l'Est Eclair, elle assure toujours la chronique littéraire dans ce journal et couvre quelques articles culturels.
Après un premier roman édité à compte d'auteur, les Editions De Borée ont publié mon premier roman de terroir « Les gens de Laborde » qui fut récompensé par le prix littéraire du Conseil Général de l'Aube.
Six livres ont suivi dans la même collection. Ils racontent la région sur fond d'intrigue mystérieuse et de suspense.
L'avant dernier « La Villa Amarante », est publié aux Presses de la Cité.
Le dernier « Les amants de Maulnes », a été publié en avant première chez France Loisirs en février 2016. Il paraîtra aux Presses de la Cité en mars 2017.
Passionnée de théâtre, comédienne amateur depuis plus de trente ans, elle joue la comédie au sein de la Compagnie Guillemigelé de Creney dans l'Aube, qui se produit dans le département et au théâtre de la Madeleine à Troyes.

BIBLIOGRAPHIE

2008 : La consolation. La Société des écrivains. A compte d'auteur.
2009 : Les gens de Laborde. Editions De Borée (Edition nationale)
2010 : Les amants du Moulin. Editions De Borée
2011 : La fille de la Buissonnière. Editions De Borée
2012 : La dame de Champbrise. Editions De Borée (et France Loisirs)
2013 : Un parfum de Trahison. Editions De Borée
2014 : Une femme en mauve. Editions De Borée (Collection Terres de Femmes)
2014 : La malédiction de Bois d'Orville. De Borée.
2015 : La Villa Amarante – Presses de la Cité
2016 : Les amants de Maulnes. Frances Loisirs. Presses de la Cité (sortie le 9 mars 2017)
2016 : Les contes de Noël de Mamylie




Anne-Lise BOUTEILLER

Native de Romilly sur Seine, j'ai travaillé en bibliothèque plusieurs années en secteur jeunesse.
L'envie d'écrire est venue à l'adolescence par la poésie. J'ai commencé à créer des histoires pour mes enfants il y a près de 30 ans.
Mes 4 derniers ouvrages sont des contes de Noël avec une version conte et une version adaptable en théâtre ou marionnettes.

Un autre livre, album enfant, est actuellement en préparation et devrait sortir en octobre 2017 avec les illustrations d'Isabelle Gatto-Sandri.

Ma Belle-Mère est une sorcière (en rupture)
Sur le chemin de l'école
Justine en Angleterre (en rupture)
Pour l'amour de Martin
La fabuleuse histoire de la fille du Père Noël
Le bûcheron et le sapin de Noël
Hubin le lutin de Noël et la lettre perdue